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Le
contrôle des exportations d’armes :
Pourquoi
parle-t-on
des MANPADS ? Deux
attaques d’avions civils impliquant des MANPADS sont à
noter ces dernières années. Le 28 novembre 2002, à
Mombassa, au Kenya, un Boeing 757 israélien a été
menacé par deux SA-7 d’origine russe. Les missiles ont
manqué leur cible et aucun blessé n’est à
déplorer. En 2003, un avion-cargo Airbus A300 de DHL a été
attaqué par un Strela 3, d’origine russe également,
à proximité de l’aéroport de Bagdad, en
Irak. Ces deux incidents ont incité les États producteurs
à réfléchir à la situation et à
renforcer les mesures de contrôle des exportations et de sécurité
de stockage du matériel. Quelles
sont les mesures prises ? Avant
de vous détailler les mesures prises et mises en avant par
les États lors des Sommets du G8, de la Coopération
économique Asie-Pacifique (APEC) et de l’Organisation
pour la sécurité et la coopération en Europe
(OSCE), ainsi que celui de l’Organisation de l’aviation
civile internationale (OACI), nous avons rencontré Dorothea
Auer, ambassadrice autrichienne et présidente de la plénière
de l’Arrangement de Wassenaar en 2005. Effectivement, dans le
cadre de l’Arrangement de Wassenaar, un document intitulé
« Éléments pour le contrôle à
l’exportation des MANPADS » a été adopté
en 2000 (et révisé en 2003). Le G8 a précisé
qu’il souhaitait que celui-ci puisse servir de base à
un futur standard international. Faits
& Projets : La dissémination de MANPADS, en particulier
ceux aux mains de groupes terroristes, sont une menace. Pour qui plus
précisément ? Pour l’aviation civile ?
Cette menace existait-elle avant le 11 septembre 2001 ? Dorothea
Auer :
Les États
participants à l’Arrangement de Wassenaar reconnaissent
les menaces posées par la dissémination et l’utilisation
non-autorisée de MANPADS, particulièrement celles qui
pèsent sur l’aviation civile, le maintien de la paix,
et la gestion des crises et des opérations anti-terroristes,
et ont décidé d’appliquer des mesures nationales
strictes sur leurs exportations. Je pense qu’il n’est
pas possible de cibler un groupe en particulier concernant la menace
de prolifération des MANPADS. Je crois que tous MANPADS dans
de mauvaises mains représente un danger pour tous ceux qui
utilisent l’aviation civile. C’est pourquoi il est si
important de prendre toutes les mesures possibles pour y faire face.
On peut se demander si cette menace a augmenté ? Je ne
peux pas répondre de manière définitive à
cette question. Cependant, je remarque que non seulement l’Arrangement
de Wassenaar, mais également la plupart des organisations internationales,
comme l’OSCE, l’OACI, le Comité contre le terrorisme
du conseil de sécurité des
Nations unies, le G8, l’OTAN, la Commission européenne,
l’Organisation du traité sur la sécurité
collective (OTSC) ont, depuis ces dernières années,
intensifié leurs efforts pour lutter contre. L’Arrangement
de Wassenaar a-t-il accru ces mesures contre la dissémination
des MANPADS ? Si oui, dans quelle direction ? En
2000 et 2003, les États participants à l’Arrangement
de Wassenaar ont adopté un certain nombre de mesures à
long terme pour resserrer la sécurité concernant les
MANPADS, en particulier, celles qui touchent à l’acquisition
préventive et au détournement de ces armes par des terroristes.
Ces mesures sont indiquées dans un document, disponible sur
notre site Internet, intitulé « Éléments
pour le contrôle à l’exportation des MANPADS ».
Ce document établit que les États exportateurs membres
de l’Arrangement de Wassenaar ne doivent permettre l’exportation
de MANPADS qu’à des gouvernements ou à des agents
spécifiquement autorisés par un gouvernement. Les pays
producteurs de MANPADS se doivent d’étudier la faisabilité
de l’élaboration, pour les nouveaux MANPADS, de caractéristiques
spécifiques de performances techniques ou de points de contrôle
du tir rendant leur utilisation sans autorisation impossible. Les
États doivent également considérer la capacité
et la bonne volonté des gouvernements acheteurs de se protéger
contre le transfert non-autorisé, la perte, la diversion et
le vol, ainsi que de la sécurité physique efficace et
adéquate des lieux de stockage (protection des sites et inventaires
strictes). De plus, les gouvernements acheteurs doivent garantir qu’ils
ne réexporteront pas les MANPADS sans l’accord préalable
et l’assentiment du gouvernement vendeur. Ils doivent réaliser
un inventaire précis des MANPADS sujettes au transfert, comptabiliser
par un numéro de série ceux en bon état et ceux
endommagés en période de paix, et s’assurer que
les conditions de stockage sont suffisantes (contrôle d’accès
et très haut niveau de sécurité). Cela implique,
dans la mesure du possible et selon la fabrication technique du MANPADS,
un stockage, dans des lieux séparés, du missile lui-même
et des systèmes de mise à feu. Une autre mesure de sécurité
concerne la surveillance 24 h/24 des lieux de stockage et la présence
sur le site d’au moins deux personnes accréditées
pour pénétrer à l’intérieur de ces
sites. Il est également précisé dans ce document
que les États participants se doivent, quand et où cela
est approprié, d’assister les pays acheteurs non aptes
à mettre en place un contrôle prudent sur le stockage
de leurs MANPADS en réserve. Le renforcement des mesures de
contrôle ne s’arrête pas là. Le document
appelle également tous les États participants à
être certain que toute infraction à la législation
du contrôle des exportations concernant les MANPADS est assujettie
à des pénalités adéquates, incluant des
sanctions dites « criminelles ». Les
mesures concernant la lutte contre la dissémination des MANPADS
sont-elles suffisantes et peuvent-elles être encore améliorées ?
Comment est-il possible de l’arrêter efficacement ?
Les États participants à l’Arrangement de Wassenaar
ne sont pas les seuls concernés par la dissémination.
Comment est-il possible de sensibiliser les autres pays à ce
problème ? En
2003, les États participants à l’Arrangement de
Wassenaar se sont mis d’accord sur un échange régulier
d’informations concernant la mise en œuvre de leurs engagements
concernant les MANPADS. Durant la séance plénière
en 2004, les États ont réaffirmé leur intention
d’intensifier leurs efforts concernant la prévention
de l’acquisition d’armes conventionnelles, et de biens
et technologies à double usage par des groupes ou des organisations
terroristes, la considérant comme une partie de la lutte globale
contre le terrorisme. Dans ce contexte, ils échangent également
des informations concernant les mesures nationales prises en accord
avec les décisions de 2003 sur le contrôle des exportations
de MANPADS et appellent les autres pays à appliquer les mêmes
mesures pour mettre en place la prévention de la prolifération
de ces armes dangereuses. Vous
devriez noter également que le Forum de l’OSCE sur la
coopération et la sécurité, en mai 2004, a adopté
les principes du contrôle des exportations de MANPADS sur la
base de ceux de l’Arrangement de Wassenaar, ce qui est un bon
exemple de coopération bénéfique pour les deux
parties.
Mesures
proposées par les organisations internationales Le
G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon,
Royaume-Uni, Russie) s’est, à plusieurs reprises, penché
sur la sécurité des transports et le contrôle
des MANPADS. Au Sommet de Birmingham en 1998, les États ont
reconnu le danger que constitue pour l’aviation civile l’utilisation
criminelle des MANPADS. En juin 2002, à Kananaskis, une série
de mesures a été arrêtée pour promouvoir
le renforcement de la sûreté des transports terrestres,
maritimes et aériens, pour assurer la sécurité,
la sûreté, l’efficacité et la fiabilité
des transports dans le monde surtout à la suite des attentats
du 11 septembre 2001. À Evian, en 2003, un plan d’action
sur le contrôle des MANPADS a été adopté
et le Groupe d’action contre le terrorisme (GACT) a été
créé pour aider les États qui le souhaitent à
renforcer leurs capacités de lutte contre la menace terroriste.
À Sea Island, en 2004, d’autres mesures sont venues renforcer
la sûreté des voyageurs en vertu de l’initiative
SAFTI (Initiative du G8 pour la facilité et la sécurité
des voyages internationaux). Les pays du G8 ont préconisé
le renforcement des normes, la modernisation des procédures
et l’échange d’informations pour prévenir
les menaces, réduire les coûts et contribuer à
la sécurité et l’efficacité de la circulation
de passagers et des marchandises, bénéficiant au commerce
international tout en améliorant la sûreté. En
Écosse, en 2005, la menace MANPADS était toujours à
l’ordre du jour. Les États se sont alors engagés
à en réduire la dissémination, à renforcer
le contrôle de leurs stocks et à empêcher les terroristes
d’en acquérir. Dans le cadre de l’Arrangement de
Wassenaar, des « Éléments pour le contrôle
à l’exportation des MANPADS » ont été
adoptés en 2000 (et révisés en 2003) et les États
participants ont souhaité que ce document puisse servir de
base à un futur standard international. Ces mêmes principes
ont été adoptés par l’OSCE et l’Organisation
des États américains (OEA).
Les
mesures proposées par ces États pour réduire
la menace MANPADS sont :
L’OSCE,
en mai 2004, a maintenu le fait qu’il est indispensable de contrecarrer
la prolifération de MANPADS. L’OACI,
lors de sa 171ème session, a soulevé
certaines inquiétudes sur la menace particulière que
représentent les MANPADS pour l'aviation civile. L’OACI
insiste sur le fait que les « Éléments pour
les contrôles à l’exportation des MANPADS »
de l’Arrangement de Wassenaar présentent en détail
le contrôle des exportations nationales s’appliquant aux
transferts ou re-transferts internationaux de MANPADS, y compris des
systèmes complets, d’éléments, de pièces
détachées, de modèles, de systèmes de
formation et de simulateurs, pour tous usages, par tous moyens, y
compris l’exportation sous licence, la vente, la concession,
le prêt, la location, la coproduction ou un arrangement de production
sous licence. Elle a constaté que depuis plus de trente ans,
des MANPADS sont entre les mains de groupes et d'individus agissant
isolément ou sous couverture étatique. Ces armes ont
été déployées contre des aéronefs
civils dans plus de 40 incidents, dont plus de la moitié
menés à bien ont tué près de 600 personnes.
De graves incidents impliquant de telles armes ont été
enregistrés au cours des dernières années en
Tchétchénie, en Irak et au Kenya. La conclusion est
que les attaques aux MANPADS constituent donc bel et bien l'une des
menaces les plus sérieuses dirigées contre l'aviation
civile. Dans
un projet de résolution, l’Assemblée générale
des Nations unies s’est également exprimée
sur la menace posée à l’aviation civile sur la
menace posée à l’aviation civile par les MANPADS
(2004). Elle a accueilli avec satisfaction les « Éléments
pour le contrôle des exportations de MANPADS » de
l'Arrangement de Wassenaar pour le contrôle des exportations
d'armes conventionnelles et de biens et technologies à double
usage, ainsi que la Convention interaméricaine contre la fabrication
et le trafic illicites d'armes à feu, de munitions, d'explosifs
et d'autres matériels connexes. Elle a considéré
que le marquage des MANPADS aux fins de détection pourrait
contribuer de façon notable à en empêcher la prolifération
et a prié instamment tous les États contractants de
prendre les mesures nécessaires pour exercer un contrôle
strict et efficace de l'importation, de l'exportation, du transfert
ou du re-transfert et du stockage des MANPADS. Dans ce
contexte, l’OACI a lancé un appel à tous
les États contractants pour qu'ils coopèrent aux niveaux
régional et sous-régional, pour renforcer et de coordonner
les efforts internationaux visant à mettre en œuvre des
contre-mesures efficaces et à combattre la menace posée
par les MANPADS et pour assurer la destruction des MANPADS non autorisés
sur leurs territoires aussitôt que possible. Elle a invité
instamment tous les États contractants à mettre au point
des technologies et des procédures de marquage appropriées
pour permettre la détection et la réglementation des
MANPADS existants ou nouveaux, a demandé à tous les
États contractants de prendre les mesures efficaces requises
pour interdire et prévenir la fabrication sur leurs territoires
de MANPADS non marqués, ainsi que leurs mouvements à
destination ou en provenance de leurs territoires, et a invité
instamment tous les États contractants à devenir parties
à l'Arrangement de Wassenaar. Pour finir, elle a prié
tous les États contractants qui ne sont pas encore parties
à l'Arrangement de Wassenaar d'en appliquer les principes avant
même de devenir parties. D’où
vient la menace ? Durant
la Guerre froide, les deux blocs ont fourni ce type d’équipements,
majoritairement des Stingers américains et des SA-7 soviétiques,
à un certain nombre de groupes de résistance, notamment
en Afghanistan, en Amérique centrale et en Amérique
du Sud. Le nombre de MANPADS actuellement en circulation sur la surface
du globe et en état de fonctionnement serait de l’ordre
de 100 000, un nombre bien inférieur au nombre total qui atteindrait
les 500 000 à 600 000. Cela n’enlève en aucun
cas le danger que représentent les MANPADS, car rappelons-le,
ils sont mobiles, fiables, peu chers, faciles d’utilisation
et difficiles à repérer au sol. Rencontre avec James
Bevan, chercheur à Small Arms Survey. Faits
& Projets : Combien de pays produisent des MANPADS et lesquels,
et quels sont ceux détenteurs de licences de production ?
Combien ont officiellement des MANPADS entre leurs mains ? La
production est-elle en augmentation ? James
Bevan :
Nous estimons que quelque 15 pays fabriquent des MANPADS. Ils incluent
la Chine, la France, le Japon, la Russie, la Suède, le Royaume-Uni
et les États-Unis. D’autres pays produisent sous licence
(ou copient tout simplement) : le Pakistan, la Corée du
Nord, l’Égypte, la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne,
Singapour, le Vietnam, l’Allemagne et la Suisse. Environ 100
pays stockent des MANPADS et ce chiffre pourrait être beaucoup
plus élevé que nous ne le pensons. Sans rapport systématique
de production de MANPADS, il est difficile de déterminer si
la production est en hausse. Cependant, des pays comme la Chine, le
Royaume-Uni et les États-Unis ont chacun introduit ou amélioré
des MANPADS déjà existants, ce qui, dans ce cas, augmenterait
le taux de production. Combien
de MANPADS pensez-vous être en circulation aujourd’hui
et prêts à l’utilisation ? Nous
estimons ce nombre à environ 100 000 systèmes complets
(missiles et lanceurs). Pensez-vous
que les mesures de contrôle des exportations de MANPADS prises
par des organisations internationales, dont l’Arrangement de
Wassenaar, sont suffisantes pour lutter contre leur prolifération ? Les
mesures actuelles ne sont pas suffisantes pour lutter contre la prolifération
de MANPADS, simplement car les procédures de comptabilisation
en sont encore au balbutiement. Les mesures comme l’Arrangement
de Wassenaar et également des initiatives de diverses organisations
multilatérales ou unilatérales sont, jusqu’à
aujourd’hui, bien évidemment des premiers pas dans ce
processus. Quels
sont, selon vous, les réels dangers pour l’aviation civile ?
Que pensez-vous du programme de lutte contre la menace MANPADS ?
Quelles mesures pourraient être prises à l’avenir
pour protéger les civils ? Les
réels dangers pour l’aviation civile sont les mêmes
que pour l’aviation militaire. Donner la volonté, la
capacité et les finances d’utiliser des MANPADS, et,
il n’y a vraiment rien qui découragera qui que ce soit
d’attaquer un avion civil. Si ces personnes sont bien entraînées
et que l’équipement fonctionne, les perspectives sont
peu encourageantes. Les contre-mesures proposées (dans certains
cas décrétées) ressemblent pour le moment davantage
à « fermer la porte à un cheval déjà
emballé ». Les militaires, aussi bien Américains
que Russes, en dépit de ces contre-mesures, souffrent toujours
de la perte de MANPADS. Le coût pour équiper l’aviation
civile de contre-mesures est très élevé et ne
règle en aucun cas le réel problème qui est le
transfert incontrôlé (ou le nouveau transfert) de MANPADS
par certains États. La
menace provient essentiellement des MANPADS aux mains de groupes terroristes.
À combien ces derniers sont-ils estimés ? De quel
pays proviennent surtout les MANPADS en leur possession ? Nous
estimons qu’au moins 13 groupes non étatiques sont en
possession de MANPADS. Certains d’entre eux sont répertoriés
par quelques États comme terroristes. Nous ne savons pas combien
chacun en possède, mais la question-clé est comment
de tels groupes peuvent avoir les compétences nécessaires
pour entretenir et se servir de ces armes ? Nous estimons que
la maintenance est moins une barrière que le manque d’entraînement
dans l’utilisation de MANPADS. Ce facteur est probablement responsable
du peu d’utilisation de MANPADS à l’heure d’aujourd’hui
par ces groupes. Ces armes aux mains de groupes armés non étatiques
proviendraient, selon ce que nous savons, de Russie, des États-Unis
et du Royaume-Uni. D’autres pays sont certainement impliqués,
mais nous n’avons, jusqu’à maintenant, aucun rapport
à ce sujet. (Selon
Christopher Bolkcom – spécialiste de la défense
nationale au service de recherche du Congrès américain
– CRS, lors d’une conférence donnée à
l’IFRI – Institut français des relations internationales,
en mars 2004, 350 000 à 500 000 serait le nombre de MANPADS
estimés aujourd’hui à la surface du globe. De
5 000 à 150 000 pourraient se trouver sur le marché
noir ou dans les mains d’acteurs non étatiques. 25 à
30 organisations seraient en leur possession – IRA, FARC colombiens,
Hezbollah, mafia russe, PKK Kurde). Plus de 5 500 ont été
saisis en Afghanistan. Parmi les missiles concernés par cette
prolifération, se trouvent surtout des missiles à guidage
infrarouge – Stinger, SA-7, SA-14/16/18, HN-5 et QW-1 chinois,
mais également des Blowpipes radioguidés) Conclusion Face
aux déclarations alarmistes d’un certain nombre d’acteurs
qui considèrent très forte la menace posée par
les MANPADS sur l’aviation civile, force est de constater qu’heureusement,
si l’on peut dire, seulement deux attentats, en 2002 et en 2003,
ont eu pour cibles des avions civils sans faire aucune victime. Néanmoins,
il a paru indispensable qu’un certain nombre de mesures soient
prises pour lutter encore plus efficacement contre les groupes possédant
de telles armes et, par conséquent, le terrorisme. Pour ce
faire, l’universalisation de ces mesures est recherchée,
notamment dans les dispositions relatives aux MANPADS prises par l’Arrangement
de Wassenaar, dans lesquelles il est prévu d’inciter
les États non-participants à prendre des mesures similaires
pour lutter contre la dissémination de telles armes.
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