Le Caucase du Nord

Généralement présenté comme un carrefour stratégique entre l’Europe et l’Asie, mais géographiquement européen, le Caucase, à la diversité extrême, s’étendant de la mer Noire à la Caspienne, est composé d’une mosaïque multiculturelle de peuples au plurilinguisme important. La chaîne montagneuse du Caucase s’étend sur quelque 1 100 km de longueur, dominée par l’Elbrouz (5 642 m) et le mont Kazbek (5 033 m). Nous allons tenter, dans cet article, de mieux vous faire comprendre et connaître le Caucase du Nord, souvent insondable, appartenant à la Fédération de Russie, et ses peuples, aux entités disparates, aux liens claniques encrés dans les coutumes, à la culture et aux traditions communes ayant à la fois leur histoire et leurs structures sociales propres, sans clivages entre chrétiens et musulmans, parlant une multitude de langues. Pour en savoir plus, Faits & Projets a rencontré Jean Radvanyi, responsable de l’Observatoire des États post-soviétiques à l’Inalco et Frédérique Longuet-Marx, sociologue. Par Delphine Evmoon.

 

Le Caucase du Nord : un corridor géopolitique incontournable

F&P : Comment définit-on géographiquement le Caucase ?

Jean Radvanyi : Le Caucase du Sud est divisé en trois États indépendants depuis l’effondrement de l’URSS en 1991 : l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Arménie. Le Caucase du Nord fait partie de la Russie actuelle et est composé de sept républiques – Adyghés, Karatchaïs et Tcherkesses, Kabardes et Balkars, Ossétie du Nord-Alanie, Ingouchie, Tchétchénie et Daghestan, de deux territoires – Krasnodar et Stavropol, et d’une région – Rostov.

 

En mai 2000, Vladimir Poutine a créé des districts fédéraux initialement appelés « Caucase Nord » et maintenant « District Sud », comprenant tout ce qui est cité antérieurement plus la République de Kalmoukie ainsi que les oblasts d’Astrakhan et de Volvograd, qui n’ont rien de caucasien. Quand j’ai écrit « L’atlas géopolitique du Caucase » (Langues ’O, 1996), j’ai exclu Rostov-sur-le-Don (qui n’a aucun lien d’émigration avec le Caucase) et les trois derniers sites cités précédemment. Ce « District fédéral Sud », instrument de Moscou pour influer sur cette région, joue un rôle important non décisif, mais à l’influence certaine et politiquement non négligeable. Il est dirigé par un représentant plénipotentiaire nommé par le chef de l’État et représente, en fait, un niveau déconcentré de l’administration présidentielle, avec un siège à Rostov-sur-le-Don.

 

Peut-on parler d’une réelle politique de Moscou envers le Caucase du Nord et quels en sont les intérêts ?

Je pense que oui. La stratégie est de préserver les équilibres existants et d’en créer là où il n’y en a pas de manière à consolider l’insertion de cette région dans la Fédération de Russie. Du fait de la guerre en Tchétchénie et de crises diverses, le contrôle russe a été profondément mis en doute et affaibli. Les dernières élections présidentielles en République Karatchaïs et Tcherkesses se sont traduites par un maintien d’un équilibre interethnique politique local avec une forte présence d’intérêts russes. La nouvelle Constitution du Daghestan (région à l’équilibre politique-ethnique fragile) votée en juillet 2003 va également dans le sens de ce que veut Moscou. Économiquement, c’est une région qui a quelques dizaines de millions d’habitants et qui reste pourvoyeuse des produits méridionaux de la Russie. Cependant, elle n’a presque pas de pétrole, un peu de gaz, des produits agricoles et un jour éventuellement du tourisme. Géopolitiquement, c’est l’un des corridors importants.

 

Le fait que le Caucase du Nord ne soit pas ethniquement homogène, cela est-il problématique ?

Bien sûr. Mais il en est ainsi depuis des siècles. Staline a créé ces républiques multiethniques afin de « diviser pour mieux régner ».

 

Comment voyez-vous son avenir ?

Économiquement, le Caucase du Sud ne peut pas réellement vivre sans une bonne coopération avec la Russie. De son côté, le Caucase du Nord peut progresser sans l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Arménie. Il bénéficie déjà d’une stabilisation économique de la Russie et ses régions sont intégrées dans les réseaux économiques et commerciaux d’un grand pays qui reprend des forces. Les investissements russes y sont présents. À moyen terme, les activités touristiques et agro-industrielles, notamment les eaux minérales, vont se développer.

 

Et celui de la Tchétchénie qui appartient au Caucase du Nord ?

Le problème de la Tchétchénie est complexe et compliqué, et l’image négative qu’il en ressort se propage sur l’ensemble de la région caucasienne. Cette impasse est un cancer qui ronge à la fois Poutine, qui en a hérité et qu’il a instrumentalisé au moment de son arrivée au pouvoir, et le Caucase lui-même. Mais quelle que soit la nature de ce problème et la manière dont on pense le résoudre, les méthodes employées par l’armée russe sont absolument inqualifiables et intolérables. Les solutions peuvent être diplomatiques, mais il faut une volonté bilatérale. Moscou est responsable en premier lieu de cette situation, mais certains dirigeants tchétchènes ont également entraîné leur peuple dans cette impasse. Quant aux Occidentaux, ils préfèrent ne pas s’en mêler et protéger à la fois l’équilibre régional et leurs intérêts économiques.

 

L’islam dans le Caucase du Nord

 

F&P : À quand remonte l’arrivée de l’islam dans le Caucase du Nord et quelle est son évolution ?

Frédérique Longuet-Marx : De rites païens et aux croyances en de nombreux esprits, les peuples du Caucase du Nord ont connu l’arrivée de l’islam, introduit par la conquête arabe, tout d’abord aux VIIIème et IXème siècles (dans les plaines du Daghestan), puis au XVIIIème siècle où il s’enracine très solidement. À la fin de la colonisation tsariste en 1859, il avait conquis toute la région. Les Russes laissaient les peuples pratiquer librement leurs cultes religieux tant qu’ils gardaient un contrôle politique et économique. L’islam est commun aux peuples du Caucase du Nord, mais chez les Tchétchènes et les Daghestanais, les confréries soufies (qadiri et naqshbandi, les deux principales) ont une influence plus forte. Grâce à ces dernières, la résistance contre l’ordre soviétique, en faveur de l’athéisme, s’est établie et l’islam qui s’est maintenu était appelé par Alexandre Bennigsen « l’islam parrallèle ». En 1991, après l’éclatement de l’URSS, cette religion redevient officielle. À partir du milieu des années 1990, le wahhabisme (islam « pur » très stricte, en conflit avec le soufisme), en provenance d’Arabie Saoudite et phénomène totalement extérieur au Caucase du Nord, arrive plus particulièrement au Daghestan et en Tchétchénie. Moyens financiers et armes suivant, ce courant « d’émancipation » plaît surtout aux jeunes qui désirent lutter contre le traditionalisme et s’en libérer.

 

Quelques chiffres

 

. République des Adyghés 

-       444 900 habitants

-       Capitale : Maïkop

-       Superficie : 7 600 km2

-       Densité : 58,5 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an :  1 646 roubles

. Daghestan

-       2 179 500 habitants

-       Capitale : Makhatchkala

-       Superficie : 50 300 km2

-       Densité : 43,3 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an : 1 316 roubles

. Ingouchie

-       466 300 habitants

-       Capitale : Nazran

-       Superficie : 2 700 km2

-       Densité : 56,5 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an : 882 roubles

. Kabardes et Balkars

-       782 000 habitants

-       Capitale : Naltchik

-       Superficie : 12 500 km2

-       Densité : 62,6 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an : 1 654 roubles

. Karatchaï et Tcherkesses

-       428 600 habitants

-       Capitale : Tcherkessk

-       Superficie : 14 100 km2

-       Densité : 30,4 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an : 1 366 roubles

. Ossétie du Nord-Alanie

-       678 200 habitants

-       Capitale : Vladikavkaz

-       Superficie : 8 000 km2

-       Densité : 84,8 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an : 1 699 roubles

. Tchétchénie-Itchkérie

-       624 600 habitants

-       Capitale : Grozny

-       Superficie : 16 600 km2

-       Densité : 56,5 hab./km2

 

 

. Krasnodar

-       4 987 600 habitants

-       Capitale : Krasnodar

-       Superficie : 76 000 km2

-       Densité : 65,6 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an : 2 109 roubles

. Stavropol

-       2 642 600 habitants

-       Capitale : Stavropol

-       Superficie : 66 500 km2

-       Densité : 39,7 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an : 1 806 roubles

. Rostov

-       4 286 200 habitants

-       Capitale : Rostov-sur-le-Don

-       Densité : 42,5 hab./km2

-       Revenu moyen/hab./an : 2 328 roubles

 

. La Russie a 143 954 000 habitants avec un revenu moyen annuel de 3 060 roubles et répartis sur une surface globale d’environ 17 millions de km2

. Ressources : céréales, fruits, légumes, vignobles, tabac, riz, thé, agrumes, eaux thermales et minérales, tournesol, pêche (saumon, esturgeon), caviar, hydrocarbures (pétrole et gaz), tungstène, molybdène, minerais poly-métalliques, zinc, plomb, cuivre, potentiel hydroélectrique, production d’alcools et de conserves de fruits et de poissons, industrie chimique (laques, colorants, résines)

  (1 euro = 35,40 roubles à la date du 20 novembre 2003)

(Sources : Comité d’État aux statistiques de Russie – Les régions de Russie – 2002 et Annuaire statistiques de Russie - 2002)

 

Une mosaïque de peuples


. Le Caucase du Nord

- Les Adyghés

- Les Kabardes

- Les Tcherkesses

- Les Ossètes

- Les Tchétchènes

- Les Ingouches

 

- Le Daghestan se distingue par sa grande hétérogénéité avec quelque 32 groupes ethno-linguistiques

 

. Le Caucase du Sud (ou Transcaucasie)

- Abkhazes

- Adjares

- Arméniens

- Géorgiens

-Azéris

 

. Principales religions

- Musulmans sunnites : Adyghés, Kabardes, Tcherkesses, Tchétchènes, Ingouches, Daghestanais, Abkhazes

- Musulmans chiites : Azéris

- Chrétiens : Arméniens, Ossètes, Géorgiens

- Les Tats parlent une langue persane et sont musulmans chiites, chrétiens ou juifs (ces derniers étant surnommés les « juifs des montagnes » et vivant essentiellement au Daghestan et en Azerbaïdjan)

- La Fédération de Russie est un pays multiconfessionnel où les peuples pratiquent plus de 50 religions diverses, dont quelque 55 millions d’orthodoxes, 15 millions de musulmans, plus de 2 millions de juifs, un million de bouddhistes et de protestants et plus d’un million de croyants d’autres confessions religieuses

Une montagne de langues

 

. Peuples de langue caucasienne

- Groupe Sud : Géorgiens

- Groupe Nord-Ouest : Tcherkesses (dont Adyghés, Kabardes et Abkhazes)

- Groupe Nord-Centre : Tchétchènes et Ingouches

- Groupe Nord-Est (Daghestan) : Avars, Darghines, Kaytaks, Laks, Lesghiens, Tabassarans, Tsakhours

 

. Peuples de langue indo-européenne

- Slaves

- Arméniens

- Groupe iranien : Ossètes, Kurdes, Taléchis

 

. Peuples de langue altaïque

- Groupe turc : Azéris, Balkars, Karatchaïs, Koumyks, Nogaïs, Turcs

- Groupe mongol : Kalmouks

Histoire

La déportation oubliée des « peuples punis »

Staline accuse certains peuples de collaboration avec le IIIème Reich et, en novembre 1943, les Karatchaïs sont déportés au Kazakhstan et dans les républiques d’Asie centrale. Le 23 février 1944, la quasi-totalité de la population tchétchène, ainsi que les Ingouches d’Ossétie du Nord et du Daghestan, suivent le même chemin et, le 8 mars 1944, vient le tour des Balkars. Cette même année, 115 500 Turcs-Meskhètes, population musulmane du Sud-Ouest de la Géorgie, subissent le même sort. Au total, 1 700 000 personnes seront ainsi « déplacées ». À partir de mars 1944, au Daghestan, la population de villages entiers, abritant en particulier des Laks, est installée de force dans les maisons appartenant aux Tchétchènes avant la déportation. Quand ces derniers commenceront à revenir chez eux après le décret de réhabilitation du 9 janvier 1957 en étant souvent « considérés comme traîtres par les nouveaux occupants », ils trouveront leurs demeures habitées notamment par des Russes, des Ossètes et des Cosaques, et leurs territoires redessinés. Cette situation, retrouvée dans d’autres républiques et notamment en Ossétie du Nord, explique en partie les conflits ultérieurs (dont celui, sanglant, opposant les Ossètes aux Ingouches en octobre-novembre 1992 dans la région de Vladikavkaz). Au total, quelque 400 000 Tchétchènes et Ingouches (ou Vaïnakhs) ont été déportés au Kazakhstan, dont seulement à peine la moitié est revenue.

 

Mariet Tsaroeva, Ingouche, « déracinée » en étant née en 1952 au Kazakhstan, a vécu en Kirghizie de 1954 à 1996, où elle enseignait notre langue à l’université, avant d’arriver en France. Elle fait partie d’une famille de déportés. Le 23 février 1944, sa mère, séparée des siens au moment de l’arrestation, s’est retrouvée dans un train avec d’autres villageois, « un wagon à bestiaux », direction le Kazakhstan. Il lui faudra plusieurs mois avant de retrouver la famille de son mari, alors à la guerre en Biélorussie, et ses enfants. Sur 15 d’entre eux, seuls deux frères et deux sœurs, âgés de sept à neuf, survivront. Ils enterreront eux-même leurs aînés dans la neige, acte allant à l’encontre des rituels religieux habituels.

 

Quelques légendes du Caucase

 

. La tradition antique localise le royaume légendaire des Amazones sur la mer Noire. Au Vème siècle av.J.-C., le poète Eschyle les imagine originaires « des confins du monde, autour du Méotis stagnant (la mer d’Azov) » et l’historien Hérodote fait des Sauromates bien réels des bords du Don, le fruit de leur union avec de jeunes et vigoureux Scythes

 

. Prométhée, fils de Japet et père de Deucalion, appartient à la race des Titans, qui, selon la mythologie grecque, aurait régné sur le monde avant que Zeus ne la soumette et n'impose, à tous, la souveraineté des dieux olympiens. Atlas, frère de Prométhée, fut alors condamné par Zeus à porter éternellement sur son dos la voûte du ciel et le poids du monde. Dans sa colère contre Prométhée et les hommes, Zeus a fait forger par Héphaïstos, une femme merveilleusement belle et dotée de tous les charmes, Pandore, qu'il a envoyé à Épiméthée, porteuse d'une boîte où toutes les calamités se trouvaient enfermées. Malgré la mise en garde de Prométhée, Épiméthée accepte Pandore, ouvre la boîte et tous les maux qui depuis lors affligent l'humanité se répandent sur la Terre. Ainsi, comme dans la tradition biblique, le châtiment de l'homme est lié à l'apparition de la femme. Puis, Zeus a fait attacher Prométhée par Héphaïstos sur la plus haute cime du mont Caucase, où un vautour lui dévorait le foie, sans cesse renaissant. Il persista dans une attitude de défi et refusa de se soumettre à la tyrannie de Zeus. Il fut délivré, trente ans plus tard, par Héraclès : l'intelligence était sauvée par la force.

 

L’Elbrouz

L’Elbrouz est le point culminant de l’Europe dans la partie occidentale de la chaîne du Caucase (5 642 m), situé près de la frontière avec la Géorgie. Il est recouvert de 22 glaciers couvrant 138 km2. Le Kouban, long de 900 km pour un bassin de 61 000 km2, y prend sa source. Ce fleuve se termine par un Delta au Nord de la péninsule de Taman, en Russie.  

 

Bibliographie générale

 Sur le Caucase

. Les peuples punis, d’Aleksandr Nekritch, Cahiers libres 371/François Maspero, 1982

. Les sabres du paradis, de Lesley Blanch, Lattès, 1990

. Voyage au Caucase, d’Alexandre Dumas, Hermann, 2002

. Les guerres du Caucase : des tsars à la Tchétchénie, de Patrick Karam et Thibaut Mourgues, Plon, 0995

. Les peuples déportés d’Union soviétique, de Jean-Jacques Marie, Complexe, 1996

. L’islam en Union soviétique, d’Alexandre Bennigsen, Payot, 1968

. Le soufi et le commissaire, d’Alexandre Bennigsen, Le Seuil, 1986

. Atlas des peuples d’Orient, de Jean et André Sellier, La Découverte, 1993

. Caucase du Nord, de Georges Charachidze, dans « Dictionnaire des mythologies », Flammarion, 1981

. Le livre des héros, de Georges Dumezil, Gallimard, 1989

. Un héros de notre temps, de Mikhaïl Lermontov, Folio, 1973

. Dictionnaire des nationalités et des minorités en URSS, de Roger Caratini, Larousse-Bordas, 1990

. Les damnés de la Russie, d’Alexandre Grigoriantz, Georg, 2002

. La montagne du sang, d’Alexandre Grigoriantz, Georg, 1998

. Étrange Caucase, d’Alexandre Grigoriantz, Fayard, 1978

 

Sur la Tchétchénie

. Tchétchénie, le déshonneur russe, d’Anna Politkovskaïa, Buchet/Chastel, 2003

. Un témoin indésirable, d’Andreï Babitski, Robert Laffont, 2002

. Si je mourais là-bas, de Dominique Le Guilledoux, Fayard, 2003

. Chienne de guerre, d’Anna Nivat, Le livre de poche, 2000

. Tchétchénie : dix clés pour comprendre, écrit par le Comité Tchétchénie, La Découverte, 2003

. Tchétchénie, la guerre jusqu’au dernier ?, sous la direction de Frédérique Longuet-Marx, Mille et une nuits, 2003

. Contes tchétchènes, de Philippe Frison et Bernard Outtier, Fayard, 2002

. Les identités de la société tchétchène : l’extérieur et la guerre, d’Alexandre Toumarkine, revue Hérodote N°81, avril-juin 1996

. Chamil et la résistance tchétchène contre les Russes, d’Alexandre Dumas, Nautilus, 2001

. La Tchétchénie et la guerre du Caucase au XIXème siècle, de Maïerbek Vatchgaev, revue Hérodote N°81, avril-juin 1996

 

Sur Internet

. www.ladocumentationfrancaise.gouv.fr (Le courrier des pays de l’Est)