La
Serbie
un trésor caché
La
Serbie se découvre sans préjugés ni à
prioris. Elle s’apprécie et surprend positivement le
voyageur et l’homme d’affaires qui se sont déplacés
dans la capitale et ses environs. Elle se savoure les yeux ouverts
et l’esprit réceptif à la chaleur et à
l’hospitalité de sa population. La Serbie offre de nombreuses
richesses, encore méconnues, à ses visiteurs : les férus
de campagne et de paysages seront servis, les mordus de la pêche
ou de la chasse aussi, les épris de culture et d’histoire
également, les gastronomes découvriront des mets aux
influences multiples ainsi que des vins délicieux et les noctambules
auront le plaisir de passer certaines de leurs nuits blanches dans
la capitale, Belgrade, vivante, jeune, dynamique et effervescente.
Un pays, il faut s’y préparer, où l’on revient !
Longer
le Danube, de la Pannonie aux Portes de fer, est l’une des voies
idéales pour découvrir un éventail du pays et
de son histoire. Le
Danube arrive en Serbie, de Hongrie, à Apatin, ville
nichée sur le fleuve au contact de la Croatie et de la Hongrie,
et reconnue pour sa production de bière depuis 1756. Vous traverserez
ensuite Junakovic, célèbre pour sa station thermale,
Sombor, une ville d’artistes au centre-ville baroque,
puis Backa Palanka, où un arrêt est indispensable
pour les amateurs de pêche et de chasse. Votre route se poursuit
vers Karadjordjevo, réputée
pour ses haras, le monastère Bodjani, construit aux Xvème et XVIème
siècles, et la ville médiévale de Bac
– c’est entre 1338 et 1342, sous le roi Charles Robert
d’Anjou, que la forteresse prend ses allures définitives.
Près de Celarevo, visitez le château des Dundjerski,
bâti en 1837.
Vous
rejoindrez ensuite le parc national de Fruska Gora, dont la
chaîne s’étend sur 80 km d’est en ouest.
Sur ses 25 000 hectares, joyau de la faune et de la flore serbes,
se trouvent 16 monastères. Les plus connus sont Grgeteg, Hopovo,
Jasak, Krusedol (il date du début du XVIème
et est connu pour sa crypte où sont inhumés des membres
de la famille Brankovic ainsi que le roi Milan Obregolubac, décédé
en 1901) et Velika Remeta. Les vignobles de la région y sont
également réputés, notamment ceux de Nestin et
d’Erdevik. Au centre du parc, se trouve la station thermale
de Vrdnicka Banja, et la ville de Sremski Karlovci, haut lieu
spirituel et culturel des Serbes du XVIIIème siècle
jusqu’au XXème, réputée pour
ses vins. La ville entre dans l’histoire le 26 janvier 1699
avec la signature, en ce lieu, du Traité de paix mettant un
terme aux conflits entre la Sainte Alliance (Autriche, Pologne et
Venise) et l’Empire ottoman autour de ce que l’on a appelé
la « Table ronde ».
Si
vous continuez à descendre le Danube, vous rejoindrez la vieille
ville de Novi Sad, capitale de la province autonome de Voïvodine.
C’est dans cette ville que le premier lycée a ouvert
ses portes en 1810 et que le Théâtre national serbe y
a présenté sa première pièce en 1861.
Le centre-ville mélange les styles architecturaux, en passant
du gothique à l’Art nouveau et du néoclassique
au baroque. La forteresse de Petrovaradin a été construite
entre 1692 et 1780 d’après les plans de l’architecte
français Sébastien Vauban. Elle héberge de nos
jours plus de 80 ateliers d’artistes et le Musée de la
ville.
Au
confluent de la Tisa, se situe Carska Bara (Marais royal), une réserve
naturelle.
Belgrade,
la capitale de l’ex-Yougoslavie et de Serbie-et-Monténégro
aujourd’hui, se profile enfin à l’horizon. Elle
se situe à la fois sur le Danube et la Save, et reste un carrefour
majeur des Balkans. Les premières installations humaines sur
son territoire remonteraient à 4000 ans av. J.-C. Ville dynamique
attachante et à la culture effervescente, Belgrade se visite
à pied. Son âme se découvre. Vous passerez par
l’ancienne forteresse située dans le parc de Kalemegdan
et découvrirez « Le vainqueur de Belgrade »,
symbole de la capitale surplombant l’embouchure du Danube et
de la Save (sur une haute colonne néoclassique, se dresse la
statue d’un jeune soldat porteur d’un message de paix
construite en 1928 par Ivan Mestrovic). La remise des clefs de la
ville au prince Mihailo a eu lieu à Kalemegdan et a marqué
la cession de Belgrade par les Ottomans à l’administration
serbe en 1867. Ne manquez pas l’église orthodoxe Sveti
Sava, le monument de Mihailo Obrenovic, place de la République,
situé en face du Musée national présentant un
panorama complet de l’archéologie et de l’art de
la Serbie, la résidence de la princesse Ljubica, la résidence
du prince Milos ainsi que le Musée Ivo Andric (ancien appartement
privé du célèbre écrivain serbe, prix
Nobel de littérature). Les habitants de Belgrade, surnommée
la « Barcelone de l’Europe de l’Est », sont chaleureux et amicaux. L’hospitalité
règne. La cuisine réunit des influences turques, méditerranéennes
et d’Europe centrale. On découvre une énergie
ambiante dans cette ville où l’on ne se sent en aucun
cas étranger. Les cafés sont pleins, la vie nocturne
est trépidante et la musique peut satisfaire tous les goûts
(jazz, rock, pop, folk et fanfares tziganes sur les rives du Danube
et de la Save). Ne manquez pas de visiter la petite ville paisible
de Zemun dont la grande promenade longe le Danube, et jalonnée
de cafés et de restaurants.
Votre
chemin se poursuivra vers Pancevo, ville historique et multiconfessionnelle, où
se trouvent le site archéologique de Starcevo, avec des vestiges
de l’époque néolithique, et le monastère
Vojlovica datant du XVème siècle. Vous découvrirez
ensuite le village de Kovacica, dont la peinture naïve
est une tradition, et le site archéologique de Donja Vinca.
Les vergers et les vignes de Smederevo sont réputés. La ville, première
étape sur la route des forteresses en Serbie, possède
également la plus grande fortification construite sur les rives
du Danube en 1429-1430. Arrêtez-vous également à
la résidence royale de Zlatni Breg. Elle a appartenu à
Milos Obrenovic, le fondateur de la dynastie royale du même
nom, et a été construite au milieu du XIXème
siècle.
Votre
route continue vers les dunes de sable de Deliblatska, un phénomène
naturel surprenant. La ville de Bela Crkva, aux façades
de style baroque, est connue en Serbie pour sa production de pommes
et ses nombreux lacs. Vrsac, près de la frontière roumaine, est adossée
aux collines du Vrsacki Breg et possède une tour du XVème
siècle avec une vue imprenable sur la région du Banat
ainsi que des palais et des églises datant du XIXème.
Viminacijum est un site archéologique où se serait située
la capitale de la province romaine de Gornja Mezija au Iième siècle. Pozarevac est célèbre
pour son haras Ljubicevo et à Kostolac se dresse Ram,
une forteresse ottomane érigée en 1512. En face, vous
remarquerez une grande île engloutie sous les eaux, Ada Ibuklija,
d’où émergent seulement des couronnes de saules.
En continuant, vous pénétrerez dans la réserve
naturelle de chasse de Stara Palanka.
Après
l’estuaire de la rivière Nera, le Danube devient une
frontière naturelle entre la Roumanie et la Serbie.
En
continuant, vous atteindrez le lac d’Argent à Veliko
Gradiste, puis Golubac et sa forteresse à plusieurs
tours datant du XIVème siècle. Bâtie
et défendue par les Serbes au Moyen Âge, elle a été
successivement occupée par les Hongrois, les Ottomans et les
Autrichiens. Ce fort garde l’entrée d’un défilé
fluvial : les Portes de fer, un parc national de 63 000 hectares.
Sur le site archéologique de Lepenski Vir, vous apercevrez
les restes d’habitations préhistoriques datant de quelque
8000 ans avant notre ère, puis vous traverserez Donji Milanovac,
la ville des roses entourée de montagnes, et visiterez les
grottes de Rajko, près de Majdanpek.
Les
traces de la vieille route romaine commandée par les empereurs
Tibère en 33-34 et Trajan en l’an 103 sont conservées
à Djerdap, gravées dans la pierre. À Klodovo,
vous visiterez les remparts de la forteresse ottomane de Fetislam
datant du XVIIIème siècle et, en aval de
cette ville, vous observerez les vestiges de l’un des piliers
du pont de Trajan construit entre 103 et 105. La petite ville historique
de Negotin est entourée de coteaux de vignobles. Votre
voyage se terminera par le village de Radujevac, la dernière agglomération
sur le Danube en territoire serbe.
Guide
pratique
.
Comment aller en Serbie ? Avec
Air France (T : 0820 820 820) ou avec la compagnie nationale JAT (T :
01 42 66 32 39)
.
Formalités : aucun visa n’est nécessaire
pour les ressortissants français Belgrade
.
Où loger ?
-
Au Slavija
Lux. Très central (T : + 381 11 244 14 22 – F :
244 29 31 – E-mail : Slavija_hotels@jat.coml)
.
Où se restaurer ?
-
Chez
Daco. Un restaurant typiquement serbe (T : 278 10 09)
-
Chez « ? »,
la plus vieille kafana de Belgrade ouverte depuis 1823 (T : 635 421)
-
Chez
Frans, considéré comme l’un des meilleurs restaurants
de la capitale depuis plus de vingt ans (T : 264 19 44)
-
Au Klub
Knjizevnika. Écrivains, acteurs, diplomates, peintres et politiciens
se rencontrent dans l’un des plus anciens restaurants (T :
627 931)
-
Chez
Madera, ouvert depuis 1951. Spécialités serbes (T :
323 13 32)
-
Chez
Reka, situé à Zemun, sur l’une des rives du Danube.
Atmosphère chaleureuse et concerts tous les soirs (T :
611 625)
-
À
la Srpska Kafana. Atmosphère bohémienne (T :
324 71 97)
-
Chez
Zaplet. Récemment ouvert. Décor minimaliste (T :
404 142)
-
Chez
Sesir Moj, situé dans le quartier bohême du « Montmartre »
de Belgrade (rue Skadarska). Cuisine traditionnelle
(T : 322 87 50/334 67 77)
-
À
La Maison de France, pour se retrouver chez soi (T : 620 631)
.
Où boire un verre ?
-
À
L’Absinthe. Décor de brasserie française (T :
324 02 66)
-
Au Beggars
Banquet. Décor de bois et de briques. Concerts de rock, de
jazz, de blues et de soul (T : 334 61 68)
-
Au Plato,
l’un des bars de jazz les plus populaires (T : 635 010)
-
Au Tribecca.
Bar-restaurant moderne situé en centre-ville (T : 328
56 56)
-
Dans
la rue Strahinjica Bana, réputée pour ses cafés
et ses bars
.
Où boire un café ?
-
Au Kandahar,
le premier café oriental ouvert dans la capitale
-
Chez
Mamma’s Biscuit House, l’une des pâtisseries les
plus connues
-
Au Balzac,
pour un petit souvenir de France
.
Shopping
-
Balkanska
Street, la plus ancienne rue connue pour ses boutiques de souvenirs
-
Boulevard
Kralj Aleksandar, la rue des magasins de mode
-
Rue piétonne
Knez Mihaïlova, artère principale de la ville
Novi
Sad
.
Où loger ? -
À l’Aleksandar (T : + 381 21 480 44 44 –
F : 480 44 45 – E-mail : office@aleksandar-hotel.co.yu)
.
Où se restaurer ? -
Au Zeppelin. Un bateau au bord du Danube. Spécialités
de poissons (T : 420 333)
.
Ne pas manquer !
-
Se rendre
à la boutique Ivkovic, fondé en 1789 et célèbre
pour ses articles de bureau en cuir, ses albums photos et ses agendas
-
La Galerie
de Matica Srpska, fondée en 1874. Elle abrite la collection
la plus complète de tableaux et de gravures serbes
Et
pour poursuivre sa route en Serbie…
.
Visitez le site archéologique de Vinca, l’un des plus
grands d’Europe
.
Déplacez-vous dans la région de Zlatibor, pour ses forêts
de conifères, ses prés et ses pâturages, et faites
un détour par le village ethnologique de Sirogojno, un lieu
typique de Serbie occidentale reconstitué à l’identique.
Le complexe a vu le jour en 1985. Vous y trouverez un Musée
des arts populaires et pourrez acheter des chandails faits à
la main, très réputés en Serbie
.
Faites un tour en train, dans le Sarganska Osmica, qui vous permettra de
découvrir la campagne serbe et ses paysages, et de revoir le
décor du film du réalisateur Emir Kusturica, La vie
est un miracle.
Le parcours est en forme de 8 et dure environ deux heures pour quelque
15 km. Les wagons datent des années 1930 et sont tirés
par une locomotive à vapeur
.
La Serbie compte quelque 300 sources naturelles et minérales.
Rendez-vous à Vrnjacka Banja, la plus importante, située
au pied du mont Goc (1 147 m) et bénéficiant d’un
micro-climat
.
La visite des monastères de Zica, de Sopocani et de Studenica,
situés dans la vallée de la rivière Ibar est
indispensable. Le monastère de Zica est reconnaissable à
ses couleurs rouge vif. Dès sa fondation en 1219, Zica devient
le siège de l’épiscopat serbe. C’est ici
que saint Sava (fils cadet de Stefan Namanja, Ratsko, de son vrai
nom, entre au monastère du mont Athos sous le nom de Sava),
premier archevêque serbe (1219), couronne roi son frère
Stefan. À la fin du XIIIème siècle,
le patriarcat de Zica est transféré à Pec (au
Kosovo). Le monastère de Studenica a été édifié
par Stefan Nemanja au XIIème siècle quant
à celui de Sopocani, il a été fondé en
1260 par le roi Uros Ier et est un exemple typique de l’art
médiéval serbe. Prenez le temps de découvrir
le monastère de Ljubostinja, dernière demeure de la
princesse Milica et de la première poétesse serbe Jelena,
ainsi que celui de Gradac, don de la reine d’Anjou, épouse
du roi Uros 1er. Le monastère de Mileseva est mondialement
connu pour sa fameuse fresque murale de l’«Ange blanc ».
Il a été fondé vers 1235 par le roi Vladislav
pour abriter la dépouille de saint Sava, le fondateur de l’église
orthodoxe. Sans oublier, le monastère de Kalenic construit
en 1415 et restauré par Milos Obrenovic en 1823
.
Faites un tour au lac de Palic (7 km de long), en Voïvodine,
pour vous détendre
.
Visitez les villes de Kraljevo, « la cité des rois »,
située sur les rives de la Morava, et de Krusevac, fondée
en 1374 par le prince Lazare qui en fait sa capitale. Sans oublier
Nis, dont la situation géographique, au carrefour des grandes
routes reliant la Serbie avec les Balkans occidentaux, a valu à
cette métropole le nom de « Porte entre l’Orient
et l’Occident ». C’est une ville industrielle et universitaire
importante. Lamartine y a séjourné en 1823 et l’armée
française y a été accueillie en libératrice
en 1918. L’empereur Constantin y est né, d’où
la présence du site romain de Medijana. Ne pas manquer la visite
de la forteresse turque construite entre 1719 et 1723
.
Les régions vinicoles en Serbie sont : Subotica-Horgos,
Srem, Banat, Sumadijsko-Velikomoravski, Zapadnomoravski et Timok.
La Serbie est un producteur réputé de prunes, aussi
bien fraîches, en jus, en confitures que transformées
en alcool de vie, la Slivolica. À déguster absolument
et à ramener !
Zlatibor
.
Où loger ?
-
Au Jugopetrol
(T : + 381 31 841 467/841 468/841 469 – F : 841
493 – E-mail : htljpt@ptt.yu)
. Où
dîner ?
-
À
l’Irish Pub. Un restaurant au premier étage, un bar au
rez-de-chaussée et une boîte de nuit au sous-sol (T :
845 301)
Vrnjacka
Banja
.
Où loger ?
-
À
l’Aleksandar (T : + 381 36 617 999 – E-mail :
office@aleksandarhotel.com). Le restaurant propose
également une délicieuse cuisine serbe
-
Au Merkur,
pour les soins thermaux et médicaux, la remise en forme et
la relaxation (T : 611 626 – F : 616 350 –
E-mail : office@vrnjcispa.co.yu)
.
Où boire un café ?
-
Au Rubljov.
Le propriétaire y expose ses peintures
©
Office de tourisme de Serbie |
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