Appartenance de la Bosnie-Herzégovine aux organisations internationales

La Bosnie-Herzégovine est membre du Conseil de l’Europe et participe au Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est depuis avril 2002. La Bosnie-Herzégovine souhaite adhérer au programme de Partenariat pour la paix de l’OTAN. Le pays participe également au Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est et a engagé le processus d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). D’autres coopérations existent : le processus de coopération en Europe du Sud-Est, l’Initiative centre-européenne et l’Initiative adriatique-ionienne. En 2005, les négociations pour la signature d’un Accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne ont commencé. La Bosnie-Herzégovine a signé neuf accords de libre-échange avec les pays voisins : Macédoine, Bulgarie, Croatie, Serbie-et-Monténégro, Albanie, Moldavie, Albanie, Roumanie et Turquie.

 

La présence internationale en Bosnie-Herzégovine

Depuis la fin de la guerre, la présence internationale en Bosnie-Herzégovine est très importante. Les organismes internationaux présents sont :

. L’OHR (Office du Haut Représentant) a pour rôle de faire respecter les Accords de Dayton
. L’EUFOR, force militaire de l’Union européenne, remplaçant la SFOR depuis le 2 décembre 2004, est chargée de maintenir la paix (environ 7 000 soldats)
. L’EUPM (Mission de police de l’Union européenne) a pris la relève du Groupe international de police des Nations unies (GIP). L’EUPM complète les programmes de l’Union européenne en Bosnie-Herzégovine en synergie avec l’aide CARDS pour la réforme de l’administration de la justice et de la police

 

Les Accords de Dayton

Les Accords de Dayton ont mis fin au conflit en Bosnie-Herzégovine qui a eu lieu de 1992 à 1995. Du 1er au 21 novembre 1995, dans la base aérienne de Wright-Patterson, près de Dayton, dans l’Ohio aux États-Unis, se sont déroulées des négociations visant à mettre fin à la guerre en ex-Yougoslavie. Les principaux participants étaient les présidents Slobodan Milosevic (Serbie), Franjo Tudjman (Croatie), Alija Izerbegovic (Bosnie-Herzégovine), ainsi que le négociateur des Nations unies, Richard Holbrooke. Les Accords de Dayton prévoyaient une partition de la Bosnie-Herzégovine de manière à peu près égale entre la Fédération de Bosnie-Herzégovine (51 % du territoire, majoritairement bosniaque et bosno-croate) et la Republika Srpska (49 % du territoire, majoritairement bosno-serbe), ainsi que le déploiement d’une force de paix internationale. Bien que formellement signés à paris le 14 décembre 1995, ces accords restent dans l’histoire sous le nom d’Accords de Dayton.

 

Le rôle de l’OHR

L’OHR, l’Office du Haut Représentant, a été créé dans le cadre de l’Accord de paix en Bosnie-Herzégovine (Accords de Dayton) le 14 décembre 1995 pour superviser l’implantation des aspects civils de cet Accord. La mission du Haut Représentant (également représentant spécial pour l’Union européenne) est de travailler en partenariat avec les Bosniens et la communauté internationale afin de s’assurer que la Bosnie-Herzégovine est un pays en paix et viable dans son parcours pour intégrer l’Union européenne.