LES ÉCHANGES COMMERCIAUX BILATÉRAUX
FRANCO-BOSNIENS EN 2005

L’année 2005 est caractérisée par une augmentation de 46,9 % des exportations françaises vers la Bosnie-Herzégovine, alors qu’elles avaient diminué de 17,4 % en 2004 par rapport à 2003. Les importations françaises en provenance de Bosnie-Herzégovine, qui avaient diminué de 31,9 % en 2004, sont restées presque stables en 2005, avec une baisse de seulement 3 %.

Le solde commercial des échanges de la France avec la Bosnie-Herzégovine enregistre en 2005 un excédent de 15,15 M euros, alors qu’il était déficitaire de 8,3 M euros en 2004.

La France gagne des parts de marché et devient le dixième fournisseur de la Bosnie-Herzégovine (quinzième en 2004). Sa part dans le total des importations du pays est de 2,25 % contre 0,7 % en 2004.

Le secteur automobile enregistre une augmentation de 121,8 % et celui des biens de consommation de 64 % (habillement et articles en cuir : + 71,6 %, produits pharmaceutiques, de parfumerie et d’entretien : + 63,8 %). Ces deux postes représentent à eux seuls plus de 50 % des exportations françaises.

Les exportations de produits textiles, de divers produits de l’industrie mécanique ou électrique, et de certains produits agroalimentaires, sont celles qui accusent la baisse la plus significative.

Les importations françaises d’aluminium et de demi-produits en aluminium sont en progression de 20,7 %. Elles représentent 39 % du total de nos importations en Bosnie-Herzégovine.

Les importations de biens de consommation ont globalement diminué de 22,9 %.

Au premier trimestre 2006, la situation s’inverse à nouveau avec un tassement de la progression des exportations françaises et une forte progression des importations.

(Source : Mission économique à Sarajevo)


LES INVESTISSEMENTS FRANÇAIS EN BOSNIE-HERZÉGOVINE

Si l’Union européenne est le principal client et fournisseur de la Bosnie-Herzégovine, la France n’est qu’un partenaire économique très modeste dans le pays. Les investissements français s’élevaient en 2005 à 4,68 millions d’euros, soit environ 0,24 % du total des investissements directs étrangers. Un accord bilatéral de promotion des investissements a été signé en décembre 2003 et ratifié fin 2005.

La France représente un partenaire commercial secondaire de la Bosnie-Herzégovine et le volume des échanges reste faible. Elle représente, en 2004, notre 121ème client et notre 92ème fournisseur. Le seul investisseur significatif français est Intermarché.

(Source : Mission économique à Sarajevo)


La coopération culturelle, technique et scientifique

Entretien avec Lazare Paupert, conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France à Sarajevo.

Faits & Projets : Depuis quand le service de coopération existe-t-il en Bosnie-Herzégovine et quelle est votre présence dans le pays ?

Lazare Paupert : Le service culturel et de coopération existe depuis 1996, soit trois ans après l'ouverture de l'ambassade (première représentation diplomatique à ouvrir en Bosnie-Herzégovine - BiH). Un petit centre culturel français avait déjà ouvert pendant la guerre, mais surtout, depuis 2003, existe l'Institut français en BiH, avec ses trois antennes à Banja Luka, Mostar et Tuzla, dispositif qui complète la présence culturelle française sur le territoire avec le Centre André Malraux ouvert à Sarajevo en 1994. Ces centres culturels dispensent des cours de français et organisent des activités culturelles présentant à la fois les artistes français et bosniens.

Pourriez-vous faire un point sur la coopération technique bilatérale ?
La coopération technique bilatérale concerne les domaines de la police, de la justice et de l'administration. La France a un expert dans le secteur du tourisme placé auprès du ministre du commerce extérieur de BiH et s'apprête à envoyer deux magistrats auprès des plus hautes instances judiciaires du pays. Dans ce domaine, notre priorité est plutôt géographique, ciblant l'est du pays qui nous semble mériter une attention particulière et qui se prête également à des actions régionales avec les pays voisins. Nous essayons par ailleurs d'inscrire notre action en complément de ce qui est fait par des instances multilatérales (délégation de la Commission de l'Union européenne, par exemple) des organismes internationaux (OSCE ou PNUD par exemples) et les autres donateurs et acteurs de la coopération (comme USAID, SIDA ou les ONG). On observe que les intervenants dans ce secteur sont aussi divers que nombreux et il faut donc veiller à leur coordination optimale.

Vous occupez-vous de la protection du patrimoine, notamment à Mostar ? Si oui, quelles sont vos principales activités dans ce domaine ?
Le patrimoine est un des domaines de compétences de notre service. À Mostar, la France a été fortement impliquée dans la reconstruction du vieux pont, aux côtés de l'Unesco, et surtout dans la restauration du hammam tout proche. Nous sommes en relation avec l'association des villes et régions d'art et d'histoire en France qui cherche à développer une coopération avec la Bosnie-Herzégovine, comme d'ailleurs avec d'autres pays de la région. Nous sommes également en contact régulier avec la Commission pour la protection des monuments nationaux de BiH pour la traduction de certaines de leurs productions en français et des échanges d'experts entre nos deux pays. Dans ce domaine, le service culturel collabore étroitement avec notre expert tourisme. Il n'est peut-être pas inutile de rappeler ici que ce sujet est très sensible dans un pays où le dernier conflit a ciblé précisément la destruction du patrimoine (principalement architectural) de l'« autre » dans une entreprise perverse de négation de son identité culturelle (Vieux pont de Mostar, bibliothèque nationale de Sarajevo, mosquées ou autre édifices religieux).

Que peut-on dire de la place de l'enseignement du français en Bosnie-Herzégovine, et de celle de la francophonie dans le pays et de son évolution ?
L'enseignement du français a beaucoup diminué depuis la fin de la Yougoslavie, pour des raisons conjoncturelles et institutionnelles. Cependant, ce poste travaille à divers projets qui rencontrent un écho important et souvent positif, de nature à redonner à notre langue une place plus conforme à son rang et aux intérêts de la Bosnie-Herzégovine, notamment dans le cadre de son rapprochement avec l'Union européenne : développement de filières bilingues, protocole gouvernemental pour le développement de l'enseignement du français dans l'ensemble du pays, par exemple, dont l'objectif est à la fois linguistique, mais également politique, puisqu'il s'agit aussi d'homogénéiser l'enseignement des langues étrangères dans les deux entités et dans tous les cantons de la Fédération. Nous nous efforçons également de développer les études supérieures de/en français, avec, par exemple, la création à la rentrée universitaire 2006 d'une chaire de français à l'université de Banja Luka, ainsi que par le développement des bourses et des coopérations inter-universitaires dans la perspective du processus de Bologne et avec une relation forte avec l'opérateur autrichien World University Service (WUS).
Concernant l'universitaire, nous pouvons aussi ajouter que nous avons comme projet d'introduire le français (dans un premier temps facultatif) dans certaines facultés comme celles d'économie et de droit de Sarajevo. Pour les coopérations inter-universitaires, voici quelques exemples : Académie des beaux-Arts Sarajevo/Avignon, P8/faculté des Lettres et Sciences humaines de Sarajevo… Je ne pense pas que l'on puisse lier les coopérations inter-universitaires avec la mise en place de Bologne, par contre nous pouvons effectivement dire que nous avons fait venir des experts français sur cette question dans le cadre de notre coopération avec WUS.

Un point sur les relations culturelles et artistiques ?
La vie culturelle et artistique a beaucoup souffert du conflit des années 1992/1995 car à cette époque de nombreux artistes ont quitté le pays et ne sont pas revenus. Par ailleurs, la situation économique du pays implique d'autres priorités dans les budgets publics que la culture et ne permet pas aux entreprises de parrainer de façon substantielle les grands événements et les principales institutions culturelles. Notre action dans ce domaine consiste donc principalement à leur apporter un soutien, en participant, par exemple, aux principaux festivals : festival du film de Sarajevo, festival Mess, Jazzfest, Kids festival, festival de marionnettes de Banja Luka, et en coopérant régulièrement avec la Philharmonie de Sarajevo, le musée d'art contemporain de Banja Luka ou le Centre Abrasevic de Mostar. Par ailleurs, nous menons une politique d'invitations de personnalités en France (dans le domaine audiovisuel et muséal en particulier) ainsi que de missions d'experts français en Bosnie-Herzégovine (dans les secteurs universitaire ou touristique en particulier) de façon à accroître les échanges entre les deux pays, le « tropisme » français n'étant pas naturel ou spontané en BiH – pas plus que l'appétence pour la Bosnie-Herzégovine en France, malgré les relations exemplaires qui se sont nouées entre les deux pays au moment du conflit, tout spécialement grâce au Centre André Malraux en ce qui concerne les relations culturelles et artistiques.

Vos projets ?
Nos projets consistent à cibler de manière prioritaire au cours des prochaines années la jeunesse de ce pays, en développant la place du français dans les écoles, les échanges universitaires, les coopérations avec des associations et des ONG agissant avec et pour les jeunes. Nous observons en effet que souvent ceux qui n'ont pas été des victimes directes du conflit ont fui le pays pour y poursuivre leurs études et sont peu enclins à envisager leur avenir personnel et professionnel dans ce pays encore très meurtri. Le phénomène du « mandarinat » se révèle bloquant non seulement dans le secteur universitaire, mais également culturel, voire politique. L'enjeu principal de notre action consiste donc à tout faire pour fixer les jeunes dans ce pays ou les y faire revenir pour que la jeune génération prenne enfin en mains la destinée de la BiH dans son long chemin vers l'intégration dans l'Union européenne, qui est en fait un « retour » vers ses vraies racines historiques : une Europe élargie dans laquelle la Bosnie-Herzégovine représente une sorte de microcosme de la diversité culturelle, ethnique, religieuse qui fait toute la richesse du « vieux » continent !

Le Centre André Malraux
De la librairie Paris-Sarajevo à l'Association Paris-Sarajevo-Europe

En septembre et octobre 1994, rue du Maréchal Tito, artère principale de la vieille ville de Sarajevo assiègée, une librairie-galerie française baptisée Paris-Sarajevo a été ouverte avec le soutien du quotidien Oslobodjenje. Durant cette période, malgré le danger que représentait tout déplacement, près de 2 000 visiteurs ont franchi ses portes. Des milliers de livres neufs ont été mis à la disposition des habitants, ainsi que des vidéos offertes par Alain Cavalier et Chris Marker, tandis que des photographies de Gérard Rondeau étaient exposées. Cette expérience a révélé des attentes si nombreuses et si fortes qu'il a paru indispensable, après la fermeture de la librairie, de la reprendre, la développer et la rendre permanente. C'est ainsi qu'a été créée l'association Paris-Sarajevo-Europe, à l'initiative de Francis Bueb, soutenue par de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Agnès b., François Barre, Jane Birkin, François Chaslin, Alain Cavalier, Zlatko Dizdarevic, Antoine Gallimard, Paul Garde, Roman Goupil, Juan Goytisolo, Nikola Kovac, Bernard-Henri Lévy, Florence Malraux, Chris Marker, François Maspero, Edgar Morin, Claude-Eric Poiroux, Jean & Olivier Rolin, Nathalie de Saint-Phalle, Maren Sell, Jorge Semprun, Alain Souchon, Olivier Todd et la Fondation Hachette.

L'objectif de l'association, durant la guerre, était de permettre aux habitants de Sarajevo de maintenir un lieu vivant et fraternel avec le monde, au moyen de manifestations culturelles : lectures, rencontres, cinéma, colloques, concerts, aide aux artistes et intellectuels bosniaques. Le très vif écho rencontré par les diverses initiatives de l'association Paris-Sarajevo-Europe a conduit ses animateurs à envisager l'ouverture d'un centre de rencontres et d'action culturelle, au centre de la vieille ville.

Né de la guerre et dans la guerre, sous le parrainage emblématique d'André Malraux, incarnation d'une révolte, le centre André Malraux a été le premier centre culturel à ouvrir à Sarajevo, au mois de juillet 1995, plusieurs semaines avant les accords de Dayton. Il est situé en face du marché Markale, dont le nom évoque l'un des plus sinistres épisodes du siège. Pour les francophones de Sarajevo, mais aussi pour tous ceux qui n'ont jamais cessé d'espérer un soutien de la France, le Centre André Malraux veut non seulement garantir une présence fraternelle, mais aussi contribuer à la reconstruction de la vie culturelle de Sarajevo et de la Bosnie-Herzégovine, et au tissage de nouveaux liens avec la France et l'Europe.

(Internet : www.malraux.ba)

 

Histoire

Pierre David, le premier consul de France à Travnik

Le 12 mai 1806, l’empereur Napoléon Ier signait un décret nommant Pierre David consul général de France à Travnik, capitale de Bosnie d’alors, auprès du vizir qui y gouvernait au nom de la Sublime Porte. Ainsi s’est ouverte la première véritable mission diplomatique officielle entre la France et la Bosnie-Herzégovine.

Une courte biographie

Pierre-Laurent-Jean-Baptiste-Étienne David est né le 6 janvier 1772 à Falaise (Calvados) où il passe son enfance. Il étudie à Caen. Venu à Paris en 1788, il commence une carrière financière, comme employé au Bureau des fermes générales. Il se lance dans le journalisme au début de la Révolution et devient collaborateur parlementaire de deux journaux de l’époque : Le Moniteur et Le Logographe.

En 1795, Pierre David entre au ministère des Relations extérieures où il acquiert la protection de Talleyrand. En février 1798, il est envoyé à Milan en qualité de premier secrétaire de l’ambassade de France auprès de la République cisalpine (fondée par Bonaparte et comprenant le territoire conquis lors de sa campagne d’Italie) où il reste jusqu’à la fin de la même année.

Les trois années suivantes, il les passe à Stuttgart où il occupe la fonction de secrétaire et d’employé de la première division politique de la Légation, puis il rentre à Paris et, en juin 1802, il est nommé secrétaire de la Légation, puis chargé d’affaires auprès de l’Ordre de Malte. Pierre David réside à Malte puis, comme réfugié, à Naples et à Rome. Il retourne en France en 1814 et passe quelques années sans emploi. Il est nommé à Smyrne comme consul de France en 1819 et est mis à la retraite en 1826. En 1842, Pierre David est élu à la Chambre des députés comme représentant du Calvados. Âgé de 74 ans, il décède à Paris le 21 juin 1846.

Pierre David, consul général de France à Travnik

Pierre David est nommé consul général de France en Bosnie le 12 mai 1806. Il arrive à Travnik le 17 février 1807 et y restera jusqu’au 10 août 1814. L’un de ses fils naîtra à Travnik le 2 juin 1811. Il s’appelle Jules et sera son seul biographe (Une « Notice bibliographique et littéraire sur Pierre David », dans les « Mémoires de l’Académie impériale des sciences, arts et belles-lettres de Caen » – 1861).

Durant cette période est ouverte à Sarajevo une maison commerciale française dirigées par Jacques Fraissinet. Dans les documents de l’époque est également mentionné un « han des Français » à Sarajevo, dans lequel descendaient les voyageurs français de passage dans cette ville.

Rappelons qu’entre 1811 et 1813, Pierre David obtient de réels succès dans le développement du commerce. Grâce au consulat français de Travnik, une voûte commerciale est établie reliant Le Levant aux Provinces illyriennes. En Bosnie, elle passait par Kostajnica, Novi, Banja Luka, Travnik, Sarajevo et Novi Pazar. 

(À lire : « La Chronique de Travnik », Ivo Andric, Le Serpent à plumes, 2005)


Les voyageurs français en Bosnie

Les premiers voyageurs français dans les pays des Slaves du Sud dès le Moyen Âge sont deux croisés : Raymond IV, comte de Toulouse, et Adémar de Monteil, évêque du Puy. Ils sont passés, lors de la première croisade en 1096, par l’Istrie, la Dalmatie et Skadar avant de continuer par la Macédoine jusqu’à Constantinople.

Les voyageurs français au XVIème siècle

En 1547, l’ambassadeur de France à Constantinople, Gabriel d’Aramon, a traversé la Bosnie-Herzégovine notamment avec son secrétaire, Jean Chesneau (« Le voyage de Monsieur d’Aramon, ambassadeur pour le Roy en Levant, faict de Paris à Constantinople » – Paris – 1887). La même année, Jean Gassot traverse le pays pour se rendre également à Constantinople. Il était secrétaire du roi et « homme politique, savant et administrateur » (« Le discours du voyage de Venise à Constantinople » – Jacques Gassot – Paris – 1550). Un autre ambassadeur de France à Constantinople est passé par la route de Raguse à trois reprises en 1572-1573 : François de Noailles, « évêque d’Acqs » (« Le voyage du Levant » – Philippe du Fresne Canaye – Paris – 1550). La route de Raguse passait alors par Raguse, Trebinje, Bilice, Gacko, Foca, Plevlje, Novi-Pazar, Nis, puis par Sofia jusqu’à Constantinople. Un an plus tard, passe Pierre Lescalopier qui s’arrête notamment à Foca en mars 1574. Il avait entrepris un voyage en Orient « pour voir le monde ». Jean Palerme traverse également la Bosnie-Herzégovine en 1581 désireux d’effectuer lui aussi un voyage au Levant (« Périgrinations de Jean Palerme » – Lyon – 1606).  

Les voyageurs français au XVIIème siècle

Le Febvre accompagnait en 1611 l’ambassadeur de France à Constantinople, Achille Harlay, baron de Sancy (« Le voyage de Monsieur de Sancy »). Gédoyn, sieur de Bellau, consul de France à Alep (1623-1624) a lui aussi traversé la Bosnie-Herzégovine en passant notamment par Konjic, Sarajevo et Srebrenica (« Journal et correspondance de Gédyon le Turc », 1909). Louis Des Hays, baron de Courmenin, un diplomate, est passé à Foca en 1626. Deux autres voyageurs, Quiclet et Poullet, allant à Venise à Constantinople sont passés par le pays en 1658 (« Les voyages de M. Quiclet à Constantinople par terre – Paris – 1664). Poullet est notamment passé par Mostar où il a admiré le pont et à Sarajevo.

Les voyageurs français au XVIIIème siècle

Claude Alexandre de Bonneval, ayant embrassé l’islam, était plus connu sous le nom d’Ahmed Pacha. En 1793, Marc Bruère-Desrivaux, fils du consul de France à Raguse, connu plus tard sous le nom de Marko Bruerovic, un poète croate, a été envoyé à Travnik, alors siège du grand vizir, comme agent consulaire de la République française auprès du pacha de Bosnie (1793-1797). À l’époque des Provinces illyriennes, de nombreux français ont traversé la Bosnie-Herzégovine.

Les Français en Bosnie-Herzégovine fin XVIIIème et début XIXème

. Les envoyés politiques de la France à Travnik

- Marie-Louis-Henri Descorches, homme politique et diplomate français, en 1793
- Félix Hénin, baron de Cuvilliers, diplomate, maréchal de camp et écrivain, la même année
- Aubert du Bayet, ambassadeur à Constantinople, en 1796

Jean-Baptiste Gabriel Amédée Chaumette des Fossés, collaborateur de Pierre David au consulat de France à Travnik de 1807 à 1808 a écrit Voyage en Bosnie (1816).

. Les envoyés militaires

À cette même époque, trois généraux français, Launey, Deviaux et Clauset, viennent en Bosnie-Herzégovine en mission spéciale pour porter secours en munitions et en vivres à un beg d’Herzégovine Harzi-beg Rizvanbegovic (1768-1832, connu aussi sous le surnom de Hadzun et frère aîné d’Ali Pacha Rizvanbegovic-Stocevic). Il était un admirateur de Napoléon et entretenait des relations d’amitié avec la France. Il correspondait notamment avec Marmont, Launay, Lauriston et Clausel. À cette période, des combats en Dalmatie (1806-1807) faisaient rage entre les Français d’un côté, et les Monténégrins et les Russes de l’autre. Hadzi-beg et son frère Mustafa-beg étaient du côté des Français.

. Quelques voyageurs de passage

- Hubert Pouqueville, diplomate, en 1807
- Le comte Antoine-François Andréossy, lieutenant-général, en 1812
- Antoine-Louis Vasse, diplomate, la même année
- Pascal-Thomas Fourcade, diplomate, 1813
- Un aventurier connu sous différents noms : Ibrahim Manzour-Efendi, Ismaïl-Raïf et Mendelsheim Serfbeer, converti à l’islam, en 1813

(À lire : « Les voyageurs français en Bosnie à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème et le pays tels qu’ils l’ont vu » – Midhat Samic – Éditions Didier – Paris – 1960)