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© Tourisme de la Catalogne BARCELONE,
TRADITION ET MODERNITÉ Barcelone
est la capitale historique, administrative et économique de la
Catalogne. Entre mer et montagnes, à la fois européenne
et catalane, Barcelone, où se sont déroulés les
Jeux olympiques d’été en 1992, est une ville de
contrastes. Des voyageurs d’exception y sont passés comme
André Pierre de Mandiargues, Joseph Kessel, George Orwell et
Claude Simon. Ville de musées, de galeries, de bars et de restaurants,
Barcelone, dont l’histoire remonte à plus de 2000 ans,
est aussi le paradis des promeneurs avec son labyrinthe de ruelles notamment
dans la vieille ville. Quelques artistes sont indissociables de la belle
catalane pour y être nés : le peintre Joan Miro (1893-1983),
l’architecte Ricardo Bofill (1939) et la chanteuse Gloria Lasso
(1928-2005). Pablo Picasso est né à Malaga, mais est arrivé
à Barcelone à 14 ans où il y a passé sept
ans avant de s’installer à paris.
Un
peu d’histoire… La
légende attribue la fondation de Barcino à Hamilcar
Barca de Carthage, père d'Hannibal. Plus tard, les Romains
transforment la ville en camp militaire (castrum) : la
planification romaine avait plutôt élu la ville proche
de Tarragone pour administrer la province ibère. Ce camp est
centré sur le Mons Taber, une petite colline près de
la place où se trouvent le Palau de la Generalitat et
le gouvernement autonome de la Catalogne (Pl. de Sant Jaume).
Le tracé des rues et des restes des remparts entourant la ville
sont encore visibles de nos jours. Des excavations ont mis à
jour une partie de la cité romaine qui est exposée au
Musée d'histoire de la ville. Au
Vème siècle, Barcelone est occupée
par les Wisigoths venant du centre de l'Europe. Les musulmans prennent
la ville au VIIIème siècle et y nomment
le gouverneur Sulayman ben Yaqzan ibn al-Arabi, mais en 801, les Carolingiens
la conquièrent à la faveur d'une dissension interne
d'al-Andalus ; ils la transforment en capitale du comté
de Barcelone, avant de l'incorporer à la Marche espagnole (Marca
Hispánica). Avec le temps, le comté acquit une certaine
indépendance vis-à-vis de la dynastie carolingienne
dont le règne se termine officiellement au Xème siècle. En
985, Al-Mansur, le calife de Cordoue, situé au sud de l'Espagne,
attaque et pille Barcelone, emmenant avec lui de nombreux esclaves. La
mise en place d'un État féodal en Catalogne au cours
du XIème siècle n'implique pas que le
comté de Barcelone prend une certaine dominance sur les autres
comtés de la Marca. Barcelone devient le centre d'un territoire
qui comprend l'actuelle Catalogne, différentes possessions
maritimes ainsi que la confédération catalano-aragonaise
pendant une bonne partie de son histoire. Barcelone a été
l'une des principales puissances méditerranéennes au
cours des XIIIème, XIVème et XVème siècles.
À
partir du XVème siècle, la ville entre
dans une période de déclin avec des alliances dynastiques
avec la Castille : un premier mariage a lieu entre Ferdinand
II d'Aragon et Isabelle de Castille (Les Rois Catholiques). Barcelone
est une première fois dévastée avec la République
de Catalogne (1640 à 1652) puis de nouveau pendant la guerre
de Succession (de 1706 à 1714) qui aura pour conséquence
la disparition des institutions propres à la Catalogne (consell
de cent et generalitat). La
reprise économique commencée à la fin du XVIIème siècle
et l'industrialisation au XIXème siècle
permettent à Barcelone de se convertir en un important centre
politique et culturel. Pascual Madoz Ibañez, homme politique
et écrivain, sera pendant quelque temps, en 1854, gouverneur
de Barcelone dont il modernisera l'urbanisation en luttant contre
l'épidémie de choléra. Quelques
décennies plus tard, l'Espagne est embrasée par la guerre
civile espagnole. Barcelone soutient les forces républicaines.
La ville est prise par les forces de Franco en février 1939. Depuis
la fin des années 1970, Barcelone a commencé un nouveau
développement culturel et urbanistique, sous la supervision
de Josep Acebillo Marin, qui lui a donné son attractivité
actuelle. Le retour de la démocratie, la participation croissante
de la société civile, des réformes urbaines importantes
ainsi que quelques évènements internationaux comme les
Jeux olympiques d'été de 1992 ont donné à
la ville une forte composante cosmopolite et en ont fait une ville
très attrayante pour le tourisme international.
.
Pas de décalage horaire entre Paris et Barcelone hiver comme
été .
Formalités : une carte d’identité
en cours de validité ou un passeport .
Y aller ? Avec
Air France (T : 0820 820 820) ou Iberia (T : 0820
075 075) .
Où loger ?
.
Où boire un verre ? - Le Marsella (Sant Pau 65) où
le décor est resté inchangé depuis 1820. Comme
son nom l’indique, l’endroit a été fondé
par un Marseillais - Au Café 4 Gats (C. Montsio 3
bis), ouvert en 1897 - Au café La Xicra (Pl. Sant Josep
Oriol 2) avec ses chaises en bois et son comptoir en zinc - Au Baja, en bord de mer (T : + 34 93 225 91 00) .
Que ramener ? - Du linge de maison brodé ou en dentelles de la célèbre maison L’Arca de l’Avia (C. Banys Nous 20) - Une très belle sélection
de papiers vous est proposée chez Papirum (Baixada de la
Llibreteria 2) - Pour les amateurs de timbres et de monnaies,
rendez vous chez Aureliano Monge (Boters 2) .
Pâtisseries - Escriba (Litoral Mar 42 – Pl.
del Bogatell), fondée en 1906 .
Où se restaurer ? - Chez Can Culleretes (Carrer d’en
Quintana 5). Le plus ancien restaurant de Barcelone ouvert en
1786 - Chez Cintat-Comtal (Bary Nous).
Un petit restaurant dans le quartier des antiquaires. Cuisine familiale - Chez Nono (Passeig de Gracia 33).
Cuisine internationale - Au
Shôko, en bord de mer. Décor asiatique et cuisine
raffinée. Ce restaurant fait également office de bar
et de boîte de nuit (T : + 34 93 225 92 03 - Internet : www.shoko.biz)
- Au Lobo (T : + 34 93 481 53 46)
Ne pas manquer - Le parc Güell, une cité-jardin,
réalisé par l’architecte Antoni Gaudi, né
en 1852 - Le Musée d’histoire de
la ville (Pl. del Rei) pour une plongée au cœur
de la vie quotidienne de l’ancienne Barcelone - Le Musée Picasso (C.
de Montcada 15-23) - La Fondation Tapies (C. d’Arago
255) met l’accent sur le travail d’Antoni Tapies et
présente également l’art et les artistes du Xxème siècle - La Fondation Joan Miro (Carretera
de Montjuïc), dont la collection est pratiquement consacrée
à l’œuvre de l’artiste - La Cathédrale, fondée
au XIIIème siècle et achevée au Xvème. Elle est dédiée
à sainte Eulalie, l’une des deux patronnes de la ville.
Une merveille d’architecture et l’intérieur
vaut à lui seul un détour obligatoire ! - Le Palais de la Musique. Bien culturel
du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997, ce bâtiment
a été édifié sur le site d’un monastère - La boutique/salon de thé Caelum
(C. de la Palla 8). Produits des monastères à déguster
sur place ou à emporter (confitures, savons, eau de vie, gâteaux…)
.
Le barrio Gotico, le quartier historique Visitez
le Musée diocésain (Av. de la Catedral 4),
le Musée Frédéric-Marès (sculpteur
et voyageur excentrique/1893-1991) (Pl. Sant Lu 5-6) qui offre
un panorama de la sculpture espagnole du Moyen Âge au XIXème
siècle, la Place del Rei, le Tinell et la chapelle
Sainte-Agathe, un ensemble médiéval remarquable,
la Place del Pi et son église, un exemple du gothique
catalan du XIVème siècle. Arrêtez-vous
pour déjeuner à La Granja Dulcinea (C. de
Petritxol 2) où les produits de la ferme sont à
l’honneur. Vous pouvez faire un tour dans le magasin de mode
branchée Antropologic (Carrer de La Palla 10) et déjeuner
en face chez Xaloc (N°17) où vous pourrez déguster
des vins, de la charcuterie et des fromages locaux qui valent le détour.
.
La Rambla, le pouls de la ville Faîtes
un détour par la place de Catalogne dans ce quartier
réputé pour ces magasins de mode et de souvenirs. Arrêtez-vous
au grand magasin El Corte Ingles (Pl. de Catalunya). Dégustez
une pâtisserie chez Antiga Casa Figueras-Escriba (La
Rambla 83), une maison presque centenaire, et arrêtez-vous
au Boadas (C. dels Tallers 1), un bar où se côtoient
politiciens et intellectuels depuis 1933.
.
Le Raval Vous
pourrez y visiter le monastère roman bénédictin
de Sant Pau del Camp (C. de Sant Pau 101) datant du XIIème
siècle. .
La Ribera Arrêtez-vous
au Pla de la Garsa (C. dels Assaonadors 13), un bar
à vins au charme du bistrot d’autrefois. .
Le port Ne
manquez pas le monument
à Christophe Colomb (Pl. del Portal de la Pau).
Cette colonne de quelque 50 m a été dressée pour
l’Exposition universelle de 1888 en hommage au célèbre
navigateur et explorateur. Vous pourrez déjeuner au Set
Portes (Pg. D’Isabel II, 14), une institution locale. .
L’Eixample Regardez
de l’extérieur la Casa Calvet (C. de Casp 48).
C’est le premier édifice de Gaudi qui lui a valu un prix
en 1900. .
Diagonal Pedralbes, les hauts de la ville La
plus sereine promenade de la ville passe par le monastère
de Santa Maria de Pedralbes (Baixada del Monestir 9), fondé
en 1326 par la reine Elisenda de Montcada (1293-1364) pour les religieuses
de l’ordre de Sainte-Claire, et la Fondation Thyssen-Bornemisza
(Avinguda Diagonal 686).
Autour
de Barcelone : la route des vins et des monastères À
moins d’une heure du centre de Barcelone, la deuxième
ville d’Espagne, vous arriverez au cœur de la région
viticole de la Catalogne, le Penedes. Les villages incontournables
sont Sant Sadurni d’Anoia, Cordorniu, Freixenet où sont
organisées des dégustations. Vila Franca del Penedes
est la capitale de la région des vins. Arrêtez-vous à
l’église de Sant Marti Sarroca et visitez son château.
Fondé au XIIème siècle, ne manquez
pas le Reial Monestir de le Santes Creus, fondé par des moines
cisterciens français, le Reial Monestir de Santa Maria de Vallbora
de les Monges, un couvent cistercien, et, le plus impressionnant des
monastères cisterciens, le Reial Monestir de Santa Maria de
Poblet, fondé également au XIIème
siècle.
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